Un outil que j’aime bien

Un outil que j’aime bien

Équerre à combinaison, ici montée en pouces
Crédit photo : Gaignard-Millon »>

Ça, c’est une équerre à combinaison.

Ou équerre combinée, ces deux appellations circulent, j’ignore laquelle est la bonne.

En anglais ça se dit combinated square, une traduction rigoureuse voudrait équerre combinée, mais comme pour utiliser cet outil on doit combiner plusieurs éléments, équerre à combinaison doit être la bonne appellation…

Une équerre à combinaison, comment ça marche ?

On a d’abord une règle métallique, graduée.

Utilisée seule, cette règle peut servir de… règle ! 🙂

Mais on peut lui adjoindre trois autres accessoires.

Le plus utilisé sera le talon, qui vient coulisser sur la règle. Il permet, notamment, de tracer des angles à 45° et 90°(plus bas je développe de façon non exhaustive d’autres utilisations de la règle et du talon coulissant).

Certains fabricants dotent le talon d’un niveau à bulle et d’une pointe à tracer.

Sur la règle, en lieu et place du talon, on peut mettre un rapporteur d’angle. Ainsi, on peut tracer ou vérifier tout angle jusqu’à 180°.

Il existe aussi un troisième accessoire : l’équerre à centrer (dont je n’ai personnellement pas l’usage).

Vous pourrez acquérir chacun de ces éléments séparément, ou acquérir des « ensembles » regroupant deux ou quatre éléments, ça dépend des fournisseurs.

La règle

Elle mesure généralement 150 ou 300 mm, certains fabricants proposent des règles de 600 mm (à un tarif avoisinant celui l’or en période de crise je trouve, mais bon, ça tombe bien, il paraît que c’est la crise en ce moment).

La règle dispose d’une rainure sur l’une de ses faces, sur toute sa longueur, elle sert à maintenir l’accessoire dessus.

Cette règle est graduée (en millimètres, en pouces, en demi-millimètres, ça dépend d’où elle vient).

Starrett, un fabricant nord-américain, propose une mise en valeur astucieuse des millimètres de sa règle graduée.
(crédit photo : Fine-tools)

Le talon

Un talon d’équerre à combinaison.
(crédit photo : Fine-tools)

C’est l’accessoire qui sera sans doute le plus utilisé (en tout cas c’est celui que j’utilise le plus souvent 🙂 ).

Le talon coulisse le long de la règle et, surtout, peut être immobilisé à n’importe quel endroit grâce à une vis de blocage.

Ce sont ces deux caractéristiques, déplacement du talon le long de la règle et vis de blocage qui font tout l’intérêt de l’équerre à combinaison :

  1. Avec le talon vous pouvez tracer des angles à 45° et 90°. A noter que ces angles font effectivement 45° et 90°, ce qui n’est pas toujours le cas avec des équerres… disons… « meilleur marché de GSB ».

  2. En faisant coulisser le talon et en l’immobilisant, disons sur 36 mm, vous pourrez tracer une parallèle à 36 mm du bord de votre pièce :

    Normalement, ici, si j’étais un blagueur blogueur consciencieux, il devrait y avoir une photo illustrant mon propos.

    Comme un trusquin, quoi. Sauf qu’on ne peut pas toujours utiliser un trusquin, qui marque une pièce de travail.

  3. Si vous avez besoin d’effectuer le même tracé sur plusieurs pièces différentes, le talon étant immobilisé, vous conservez toujours le même réglage pour ces tracés.

  4. ici aussi j’aurais pu mettre une photo.

  5. Si vous avez besoin de tracer une parallèle à votre premier tracé, il suffit de régler le talon sur la nouvelle cote et d’effectuer le tracé.

    Ah ! Zut ! Le tracé de parallèles à l’équerre à combinaison c’est pas parlant… Une photo aurait été la bienvenue….

  6. Lorsque vous avez débité votre pièce, vous pouvez plaquer le talon contre elle et vérifier par simple effleurement sur le bout de la règle qu’elle correspond à la cote souhaitée :

    Et pourquoi j’ai pas mis de photo là ? Hein ?

  7. Vous pouvez aussi régler précisément la profondeur de passe de votre défonceuse :

    On bloque le talon sur la cote souhaitée,

    on pose l’extrémité de la règle sur la semelle de la défonceuse,

    on « descend » la fraise jusqu’à ce qu’elle touche le talon.

    Voilà ! C’est réglé !

    Comment ça c’est pas clair ? Mais si ! Mais si !

  8. Mais aussi la distance de la fraise par rapport au guide parallèle :

    C’est pareil que pour la profondeur de passe, mais on couche l’équerre sur la semelle

  9. Régler la hauteur d’une lame de scie :

    Je n’ai pas de scie sur table, juste une scie plongeante.

  10. Contrôler la profondeur d’une rainure :

    En fait, pour tout ce qui est contrôle de profondeur on procède de la même façon.

  11. Contrôler la hauteur d’une pièce :

    On contrôle la hauteur d’une pièce comme on vérifierait la profondeur de passe d’une défonceuse ou la profondeur d’une rainure…

  12. L’exactitude d’une coupe d’onglet :

    Avec le rapporteur d’angle, bien sûr.

  13. Etc.

Le rapporteur d’angle

Un rapporteur d’équerre à combinaison
(crédit photo : Fine-tools)

On enlève le talon, on insère le rapporteur d’angle, on le règle sur l’angle souhaité.

Ya plus qu’à tracer.

Ou vérifier l’angle d’une pièce précédemment débitée.

Ou lire tout simplement un angle.

L’équerre à centrer

L’équerre de centrage.
(crédit photo : Fine-tools)

Pour trouver le centre d’une pièce. Je ne serai pas disert sur cet accessoire : je ne l’ai pas.

Convaincus ?

Je n’y croyais pas avant d’acquérir ma première équerre à combinaison, je me disais « ouais, encore un gadget nord-américain », eh bien non ! En plus d’être un bel objet, c’est un instrument drôlement pratique ! 🙂

Aujourd’hui je n’ai que deux regrets :

  1. n’avoir acheté que les éléments « de base » (c’est à dire que la règle et le talon, car je me disais que le rapporteur d’angle… Bof, bof. J’ai eu tort. Mea culpa, mea maxima culpa, etc)

  2. n’avoir qu’une règle de 300 mm.

Je me tâte entre acheter une deuxième équerre (car c’est bien d’avoir les trucs en double. Les yeux, les oreilles, les voitures, les femmes, les équerres, etc ), avec ces deux autres accessoires, mais en 300 mm seulement.

Ou perdre un bras, mais avoir d’excellents produits aussi, chez Starrett (via Fine-Tools) chez qui l’on peut acquérir les éléments un à un.

De toutes façons, c’est bientôt Noël, non ? Donc, un bras perdu, enfin un Noël sans chocolat !


P.S. : comme vous l’avez constaté, j’ai un peu eu la flemme de sortir mon appareil photo pour illustrer ce billet, alors cliquez sur ce lien de Google Images pour voir plein d’équerres à combinaison et des exemples illustrés d’utilisation… et cliquez ici pour ce qui est de l’utilisation de la règle et du talon 🙂

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Anonyme
Anonyme
27 décembre 2011 0h04

Je ne connaissais pas, et oui avec des illustrations c’est plus parlant ! Je crois que je vais me laisser tenter 🙂

Anonyme
Anonyme
29 décembre 2011 20h52

équerre à combinaison

salut c est très pratique j utilise plus que ça pour mesurer moi aussi achetez chez le même fournisseur plus de liquide dans le niveau matos chinois

j ai pas trouves beaucoup de point de vente de se genre de matos

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